Vaccins

Gourme1

 

La vaccination de l'ânon (ainsi que du poulain) commence avant tout par un suivi de la maman avant même qu’il ne vienne au monde. Certaines vaccinations sont obligatoires comme la rage (arrêté ministériel de février 1992) et la grippe (arrêté ministériel du 17 janvier 1992), d'autres non obligatoires mais incontournables (contre le tétanos et la rhino-pneumonie ou avortement infectieux).

TETANOS

Les ânons peuvent attraper le tétanos assez facilement car ils se retrouvent en contact direct avec le sol dès leur naissance et par la suite, les occasions de se blesser ne manquent pas, ce qui est alors mortel. Une prophylaxie antitétanique sérieuse est la seule arme efficace; il faudrait, pour bien faire, prévoir la vaccination de l'ânesse gravide au dixième mois de gestation de manière à garantir au colostrum une dose d’anticorps suffisante pour protéger l'ânon.

L’injection du sérum antitétanique (qui n’est pas un vaccin!) à l'ânon dès sa naissance n'est pas systématique si la maman est bien protégée par ses vaccins comme indiqué précédemment. Le petit recevra alors sa première vaccination antitétanique à l’âge de 4 mois. Il est cependant opportun de conserver au réfrigérateur une ou plusieurs doses de sérum antitétanique à utiliser en cas de blessures, surtout si elles sont profondes. Maladie non contagieuse mais mortelle, le germe du tétanos survit très longtemps dans le sol et dans à peu près tous les milieux que fréquentent ou que touchent les équidés et leurs soigneurs : la paille, l'herbe, le crottin, etc. La moindre petite plaie peut permettre à la maladie d'envahir le corps. Il faut savoir que le tétanos se développe d'autant plus facilement que la plaie n'est pas exposée à l'air libre. Ainsi, une blessure du sabot par un clou de rue ou une piqûre de ronce constitue une circonstance caractéristique d'installation de la maladie.

GRIPPE

A l’approche de la période des foires mais aussi de la mauvaise saison, il est préférable de protéger ses animaux contre la grippe équine et l’infection respiratoire qui, souvent négligées, peuvent provoquer de fortes fièvres, de graves atteintes à l’appareil respiratoire et aussi des avortements. Il est à noter que les équidés non vaccinés contre la rage et la grippe ne peuvent participer aux regroupements d'animaux ni être en contact avec du public.

Normalement la contagion et la diffusion dans l’élevage (qu'il soit d'un particulier avec deux animaux ou professionnel), survient à la suite de déplacements d’animaux et de contacts avec d’autres animaux provenant d’autres élevages, même lors d'une balade dominicale. Aussi est-il préférable de vacciner tout l’élevage plutôt que de se limiter aux ânes qui participent aux foires ou qui sont plus facilement en contact avec l’extérieur.

RHINO-PNEUMONIE          

Le vaccin contre la rhino-pneumonie (ou avortement infectieux) est encore moins d’usage que les deux précédents, bien que ses conséquences soient lourdes si un animal en est atteint. Ce virus est très répandu et provoque des problèmes respiratoires, surtout chez les bébés, mais provoque aussi des avortements tardifs ou des ânons faibles et fragiles à la naissance. Le calendrier vaccinal prévoit trois injections au cours de la gestation (aux 5, 7 et 9ème mois), tandis que sur les ânons on suit le schéma vaccinal prévu pour la grippe, à partir du 4ème mois.

On notera aussi le botulisme, maladie neurologique chez les jeunes, et parmi les maladies mortelles pour lesquelles il existe un vaccin, l’encéphalomyélite, la rage et la fièvre de cheval.

On trouve dans le commerce des vaccins spécifiques (par exemple contre le tétanos seul) ou combinés (tétanos+grippe), de nouveaux vaccins sont créés fréquemment. Dans tous les cas il convient de toujours se fier à un vétérinaire référent qui, au cas par cas, mettra au point un programme vaccinal et antiparasitaire adapté aux besoins de votre élevage et mettra son cachet avec l'étiquette du produit sur le carnet de votre compagnon, ce qui est obligatoire si vous participez à des regroupements d'équidés. Sinon, rien ne vous empêche de pratiquer vous-même les injections sans oublier de noter la date sur son carnet.

 

Protocole de vaccination conseillé

Rage : la première vaccination s’effectue à l’âge de six mois en une seule injection; il faut un mois pour que l’immunité se développe. Un rappel doit être fait tous les ans. Le vaccin n’est ni douloureux, ni dangereux pour l’animal. Il est bien supporté et ne provoque pas une baisse de forme, même passagère.

Grippe : la primo-vaccination nécessite deux injections espacées de 21 à 92 jours. Les rappels doivent ensuite intervenir avant 12 mois. Les équidés doivent être vaccinés depuis plus d'une semaine pour prendre part à une épreuve officielle. L'immunité conférée par le vaccin antigrippal ne dure pas tout à fait un an. Il est parfois nécessaire de vacciner tous les six mois les animaux qui se déplacent beaucoup. En revanche, pour ceux qui ne participent qu'à quelques épreuves, une seule vaccination annuelle suffit. La vaccination est plutôt bien supportée, mais une baisse de forme passagère ainsi qu'un léger gonflement au point d'injection peuvent survenir.

Tétanos : la primo-vaccination nécessite deux injections à un mois d'intervalle. Les rappels interviennent ensuite au bout d'un an, puis tous les trois ans. Le vaccin est efficace et bien supporté.

Rhino-pneumonie : la primo-vaccination se fait en deux injections séparées de trente jours d'intervalle. Malheureusement, il ne protège l'animal que quelques mois. On recommande donc des rappels tous les deux à six mois pour les équidés exposés à cette affection.

 

 

Pour rappel : ces données ne sont qu'à titre informatif et n'engagent aucunement la responsabilité de l'auteur.

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Date de dernière mise à jour : 22/01/2015

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